
Future-Past is Now (Futur antérieur) présente les résultats artistiques des comités Empreintes, une initiative jeunesse d’ENSEMBLE pour le respect de la diversité qui favorise le pouvoir d’agir des jeunes autour des enjeux d’inclusion, de diversité et d’équité.
Depuis juin 2026, deux comités jeunesse explorent l’identité, les héritages ancestraux, la représentation et la justice sociale à travers le dialogue et la création. Principalement issu·e·s des communautés BIPOC et/ou queer, les participant·e·s transforment leurs expériences en œuvres et actions collectives, accompagnés par Rodrigo D’Alcântara, chargé des comités et commissaire du projet.
Future-Past is Now — Du 15 au 31 octobre
Une micro-exposition de deux semaines présente les courts métrages d’animation, de collage et de vidéo mapping réalisés par le Comité 1 autour de la reconnexion ancestrale et des expériences diasporiques. La programmation inclut des ateliers créatifs et une foire de zines du Comité 2, le 21 octobre.
Commissaire : Rodrigo D’Alcântara
Avec l’assistance de : Nerjis Hassan
Artistes: Nerjis Hassan, Neko Wong-Houle, Amen Iyadi, Julia Xin Yu, Albert Janson, Michael Ji, Carla Rojas et Cléa Virondaud.
Le Futur antérieur présente les œuvres issues du cycle estival des comités Empreintes, une initiative jeunesse portée par l’organisme ENSEMBLE pour le respect de la diversité, qui vise à outiller les jeunes et à leur donner les moyens d’agir autour des enjeux d’inclusion, de diversité et d’équité. Dans un présent mondial traversé par des discours conflictuels, mais aussi animé par un désir d’espoir et de dialogue intergénérationnel, les artistes explorent leurs trajectoires généalogiques à travers des interventions dans les archives familiales, des expérimentations numériques et des récits spéculatifs. De juin à septembre 2026, deux comités jeunesse se sont réunis chaque semaine afin d’explorer des thèmes liés à l’identité, au patrimoine ancestral et à la représentation par le dialogue collectif et la création artistique. Composés principalement de jeunes issu·es des communautés BIPOC et/ou queer, les groupes ont réfléchi à leurs expériences de l’identité, de l’ascendance, du multiculturalisme et de l’immigration, transformant leurs vécus personnels en expressions artistiques et en actions collectives.
Sous la direction de Rodrigo D’Alcântara, coordonnateur des comités et commissaire du projet, l’initiative allie discussions guidées et ateliers de création, accompagnant les participant·es dans le développement de leurs idées en projets artistiques. L’occupation de la Caserne 26 offre une occasion unique de partager les réalisations du cycle estival dans le cadre d’une micro-exposition de deux semaines. Celle-ci présente de courts films d’animation en stop motion et des collages numériques créés par les membres du comité 1 (Ancestral in Prints), qui explorent la reconnexion aux ancêtres et les expériences diasporiques.
L’artiste irako-canadienne Nerjis Hassan présente l’animation Poisson du monde. À travers des strates émotionnelles complexes et diverses techniques, l’artiste s’inspire de souvenirs vécus et racontés pour évoquer la migration de ses ancêtres vers le Canada et la manière dont la culture matérielle, les lieux de vie et les archives de sa famille continuent de façonner son identité. Par cette œuvre symbolique aux textures vibrantes, elle fait écho aux effets de la migration sur l'héritage. Dans Limbo presents, Neko Wong-Houle propose une série de collages numériques également issus d’archives familiales, qu’iel entrelace et réinvente afin d’explorer son parcours personnel et de réfléchir à une enfance partagée entre des héritages autochtones et sino-canadiens.
L’œuvre d’Amen Iyadi, Filial Piety (ọmọ ti dàgbà), exprime un désir profond de renouer avec les traditions et de revenir aux sources ancestrales. Dans un micro-univers ingénieux où se rencontrent les cosmologies nigérianes, les panthéons yoruba et les esthétiques afrofuturistes, la vidéo explore comment la reconnexion aux ancêtres peut guider le passage à l’âge adulte et la construction de soi. L’œuvre sans titre de Julia Xin Yu Albert Janson montre l’artiste en train de tricoter tandis qu’une voix robotique pose des questions existentielles. Ses propres archives sont réunies aux photographies de sa famille afin d’explorer les liens entre passé et présent au-delà des liens du sang.
Avec 老外 (lǎowài), Michael Ji insuffle une touche ludique à l’exposition en explorant sa reconnexion à ses origines chinoises à travers des éléments culinaires et des traces urbaines. Ses collages numériques évoquent l’enfant intérieur et la confusion cognitive qui peut découler d’une vie entre deux cultures divergentes. Le titre fait également référence à la façon dont il peut être perçu comme un étranger par ses ancêtres, ayant grandi au sein de la communauté sino-canadienne. Dans Where are you from?, Carla Rojas explore ses racines interculturelles péruviennes à travers une réflexion personnelle sur les différentes temporalités qui ont façonné son identité. Avec Who were you?, Cléa Virondaud entraîne le public dans une quête à la recherche d’ancêtres méconnu·es et des façons dont leur présence peut encore, d’une certaine manière, nous retrouver. L’artiste déploie son esthétique singulière, empreinte de savoir-faire artisanal, pour créer différentes strates de mémoire et de temporalité. Enfin, Le Futur antérieur brosse un portrait riche de la jeunesse montréalaise et de ses quêtes individuelles de compréhension de soi et de reconnexion aux liens ancestraux.
Texte de Rodrigo D’Alcântara, commissaire
Révision de Nerjis Hassan, adjointe au commissariat